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L'Abbé Galli

DE LA CITE DE LA JEUNESSE AU THEATRE GALLI LA VOLONTE D’UN HOMME AU PARCOURS EXCEPTIONNEL

Georges Henri Nicolas Galli, né le 24 novembre 1902 à Aix-les-Bains, d’une modeste famille italienne, est le fils de Marie née VERSARI et de Domenico GALLI, employé de commerce, originaire de Vezzo, dans la province de Nouare. Georges Galli passe sa jeunesse à Nice, étudie au lycée de MASSENA puis à l’Institut LAVOISIER. Enfin, il poursuit des études de

Droit à Paris.

Son diplôme d’avocat en poche, il s’inscrit au Barreau et devient avocat pour la firme de production Métro-Goldwyn-Mayer. Un jour, un ami l’emmène assister à une prise de vues aux studios du Film d’Art à Neuilly et lui propose d’y faire de la figuration. C’est le début d’une belle aventure.

Star du cinéma muet après son interprétation de l’Homme à l’Hispano, Georges Galli évolue dans un univers de cinéma et de paillettes, côtoyant les
plus connus, les plus aimés, de Jean Marais à Arletty, de Mary Marquet à Henri Garat et Jean Weber.

Cependant, à Noël 1929, il disparaît en laissant un mot : « Je pars pour une autre vie. Je vous écrirai plus tard. Oubliez-moi, je tâcherai d’être un autre ». Il dira plus tard n’avoir été « qu’une étoile filante » Cet autre, il le devient à l’issue d’une messe en la chapelle du French Hospital à Picadilly le 15 août 1929, durant laquelle la vocation ecclésiastique s’impose à lui. Il a 27 ans et part demander asile dans un séminaire en Belgique.

En Juillet 1947, l’abbé Galli succède aux Chanoines Arnaldi et Cathala à Sanary. Il devient titulaire de la paroisse le 23 février 1950, après la mort accidentelle du Curé Cathala dans la Sainte-Baume.

La jeunesse et le développement du lien social entre les Hommes ont une grande importance pour l’abbé Galli. Durant tout son sacerdoce, il s’emploie à aider les jeunes. En 1949, il obtient du Maire la location d’un terrain communal pour y construire un bâtiment regroupant les œuvres paroissiales, le scoutisme et la jeunesse sportive de Sanary. La dimension éducative d’une telle réalisation s’appuie sur le partage, le respect d’autrui et la culture comme vecteur social.

Il imagine alors « La Cité de la Jeunesse » comme un ensemble bâti de plus 3000m2 destiné à

des concerts et à des rencontres
sportives. Pour concrétiser son projet, il commence par acquérir des terrains qu’il finance avec sa fortune personnelle.

Il va jusqu’à planter un poteau sur son terrain : « Ici sera construite la Cité de la Jeunesse », Sa détermination encourage la générosité locale, nationale et même internationale et il réussit à obtenir un financement de l’Etat. Sept longues années sont nécessaires pour passer du rêve à la réalité : le 8 mai 1957, Monseigneur GAUDEL vient poser la première pierre du bâtiment,

dont les plans ont été confiés à l’architecte LINOSSIER.

La pierre de Rognes est choisie, pour son éclat, sa qualité et pour sa référence directe aux ouvrages colossaux du monde romain. Le 28 juin 1959, Monsieur Maurice HERZOG, Haut Commissaire à la Jeunesse, vient à Sanary pour inaugurer officiellement la première « Cité de la

Jeunesse » construite en France.